Date : Samedi 9 août 2025 à 8h30
Distance : 130 km | Dénivellation : 1465 m

ou avec le col de la Biche : 151 km/2383D+

Points de passage :
Thônex - Chancy - Vulbens - Clarafond - Challonges - Seyssel - Chanay - Belllegarde - Chancy - Thônex

16 participants :

Patrick L, Martin T, Olivier B, Ricardo G, Natacha M, Frank B, Cristina P, Pierre-Antonio P, Patrick D, Gabriel H, Luan J, Luc F, Imre O, Dominique P, Silvestre T, Philippe Z,

Météo : Caniculaire

Commentaires :

Nous étions 11 au départ ce samedi matin, mais le groupe s’est étoffé au fil des premiers kilomètres : Imre et Silvestre ont rejoint au stand de tir de Veyrier, Luc à Troinex, Philippe à Saconnex-d’Arve, Dominique P à Perly, et enfin Patrick T à Chancy. Une configuration qui a donné bien du fil à retordre pour établir la liste des présences !

Une fois le groupe complet à Chancy, cap sur Seyssel, en roulant ensemble et à bon rythme. Sauf Philippe, qui nous abonne rapidemment pour cause de panne de dérailleur. De retour de blessure, Olivier nous quitte à Vulbens pour ne pas fatiguer son mollet. Frank de son côté, c'est également éclipsé rapidement, pour faire plus court.

Petite halte pour la photo traditionnelle sur le pont de la Vierge Noire, frontière entre l’Ain et la Haute-Savoie, puis passage obligé à la boulangerie Christophe Bourgeois pour reprendre des forces.

À la sortie de Seyssel, les chemins se séparent : Silvestre, toujours aussi fringant, et Imre, remis de sa fracture de la clavicule, s’élancent vers le redoutable Grand-Colombier. Dominique P et Ricardo, pressés, choisissent un retour direct par Bellegarde-sur-Valserine. Le reste du groupe opte pour un parcours intermédiaire… qui s’avèrera être un piège : le col de la Biche, un col hors catégorie, avec des rampes atteignant 14 % et quasiment pas d’ombre. Et comme il est déjà midi, la chaleur rend l’ascension encore plus éprouvante. Les arrêts à l’ombre se multiplient, les visages se ferment, et les jambes crient grâce.

À bout de forces, Dominique G fait demi-tour et s’arrête à Chancy, où son épouse viendra le récupérer. Deux autres membres termineront une partie de la montée à pied. Une fois au sommet, les survivants reprennent la route et, pour éviter la longue descente dans la vallée effectuée par Gabriel, Martin et Patrick T – partis en tête chercher de l’eau au bas du col – empruntent un raccourci leur permettant de rejoindre directement le col de Richemond.

Sur cette petite route et avant le Col de Richemond, ce groupe, à sec et assoiffé, tombe alors sur un gîte en pleine réunion de famille. Les propriétaires, d’abord surpris par notre intrusion, finissent par nous offrir de l’eau… avant qu’une dame ne nous sermonne sur l’imprudence de rouler par une telle chaleur. Mais c’est surtout sous le courroux du patriarche, visiblement très fâché d’un certain manque de respect de leur propriété, que nous quittons les lieux. Et il n’avait totalement pas tort.

Nous retrouvons Gabriel avant le col de Richemond, puis Martin et Patrick T réapparaissent alors que nous nous rafraîchissons au cimetière du village de Craz. À Bellegarde-sur-Valserine, Luc et Patrick D optent pour le train, tandis que les autres poursuivent, non sans un dernier ravitaillement au cimetière de Pougny. Dès Chancy, les petits groupes se forment pour rejoindre Genève au plus vite, l’heure étant déjà bien avancée. Pierre-Antonio, s’arrête avant Bernex pour prendre une bière bien méritée.

Silvestre et Imre, de leur côté, ont brillamment gravi le mythique col du Grand-Colombier. Malgré la chaleur accablante, ils sont rentrés sans encombre, affichant une forme impressionnante et confirmant, s’il en était besoin, qu’ils font partie des costauds du club.

Une sortie exigeante, marquée par une chaleur écrasante, des pentes redoutables et un col de la Biche qui a laissé des traces dans les jambes comme dans les esprits… Mais aussi jalonnée de beaux moments de solidarité, où chacun a su encourager et soutenir les autres dans les passages les plus difficiles. Les anecdotes ne manqueront pas, entre les ravitaillements improvisés, l’accueil parfois mitigé des habitants et les petites mésaventures qui font le sel de nos sorties. Une journée intense, dont on se souviendra longtemps… et qui nous donnera sans doute envie de mieux anticiper nos besoins en eau et un meilleur timing lors des prochaines escapades par forte chaleur.

Photos (Merci à Ricardo, Patrick T et L)